lundi 22 mars 2010

You, me... and the furor !!!

Rendez-vous dans le stade de Nice
le 15 Juin prochain,
pour hurler ensemble sur les tubes
du plus grand groupe de Rock du monde !!!



(des années que j'attends que l'occasion d'aller à leur concert !!! Wouhououuuu !!!)

jeudi 18 mars 2010

La chronique de Jean-Benoît

Jean-Benoît est un mec de mon âge qui a aussi passé les deux premières années de sa vie active au Cambodge. Il écrivait une chronique dans un journal francophone qui paraît à Phnom Penh. Il est rentré en France depuis peu et voici son dernier post.
Je vous avoue que c'est exactement le style de pensées qui trottent dans ma tête ces derniers temps...


L'avion s'envole. Au bord du hublot, je regarde mon pays d'accueil s'assoupir. J'essaie de repenser à toutes les choses que j'ai pu faire et que j'aurais dû faire. C'est dans ce pays que je me suis installé après mes études, c'est au Cambodge que j'ai commencé ma vie professionnelle, c'est à Phnom Penh que j'ai appris une nouvelle vie. Après plus de deux ans passés au pays du sourire naïf, je dis une dernière fois au revoir à ce pays qui m'a accueilli à bras ouverts. Quand te reverrais-je, pays merveilleux ?

Paris, terminus du vol. Il fait -5°C. Ici on ne sourit plus. Deux policiers pour vérifier les passeports de plus de 400 passagers. Pas de doute, je suis bien arrivé en France, à Roissy Charles de Gaulle, l'aéroport le plus mal côté du monde. Après avoir récupéré mes bagages, j'attrape un taxi et me dirige vers Paris intra-muros.

La ville défile sous mes yeux. Je ne me sens plus d'ici. Je ne suis plus un vrai Français. Certes j'ai redécouvert Claude François et le bon pain une fois à Phnom Penh mais ici, ce n'est plus la même chose. Je ne suis plus personne. Juste un Monsieur tout-le-monde. Le taxi arrive à destination. Premier revers, 50€ la course. Je suis déjà nostalgique du taxi cambodgien à 10$ le trajet. Une fois mes valises posées, je décide de flâner dans cette ville musée qu'est Paris. Aah, Paris, sa romance, la Seine, ses crottes de chiens sur la chaussée et ses habitants délicats. Je m'assoie à la terrasse d'un café plein de prétentions. Je prends l'incontournable café parisien accompagné de son verre d'eau à 5€. "Les verres d'eau c'est au bar". Merci, vous êtes bien aimable, par contre pour le pourboire, ce sera aussi au comptoir. Ah la la, moi qui vantais le service à la française à qui voulait l'entendre, j'étais bien loin de tout. Oh ! Une personne bridée, peut-être que c'est un Cambodgien ... Non, ce sont des Japonais qui comme moi, visitent la France. Je dois me rendre à l'évidence, je suis un touriste dans mon propre pays.

Faire le ménage soi-même, marcher d'un point A à un point B, cuisiner, glisser sur une plaque de verglas, m'énerver, vider son compte en banque pour un steak-frites ... Toutes ces choses ne m'avaient pas manquées. J'avais la belle vie au Cambodge. Bien sûr j'ai retrouvé ma famille, la bonne bouffe, le théâtre, le cinéma, les concerts et mes amis mais j'ai perdu l'habitude de fumer en boîte, de reprendre un dernier verre à la fin d'un dîner au restaurant, le réflexe de rentrer en taxi ou encore de sourire à tout va. Le plus dur dans un retour d'expatriation est ce qu'on a laissé là-bas. Vous avez beau essayer de partager votre séjour avec vos proches, le Cambodge ne se raconte pas en photo, il faut aller au karaoké, se coller une bonne indigestion au marché ou se balader à toute allure en motoduop sans casque pour comprendre. La naïveté ambiante me manque, le Soleil bien sûr mais surtout une vie paisible, loin de toute administration, loin des règles et des lois stupides qui régissent mon nouveau quotidien. Ma vraie liberté était au Cambodge.

Voilà maintenant deux mois que je suis rentré. Avec du recul, je constate avec étonnement que je suis un expat', que je ne suis plus vraiment un Français de France mais un Français d'ailleurs. Le chapitre cambodgien s'est malheureusement tourné. Peut-être qu'un jour, je reviendrai. Je viens à peine d'emménager dans un 40m² dans Paris, que je pense déjà au prochain pays dans lequel je vais m'installer. Alors quand je vois une destination de rêve en promotion dans le métro, je souris et je me dis que les vacances au Soleil c'est nul, mieux partir travailler sous le Soleil. En attendant, je fais la queue aux allocations familiales et me demande si en ayant 24 ans et travaillé deux ans à l'étranger, je remplis les conditions pour toucher le RSA.

mardi 16 mars 2010

Enquête sur les nouvelles techniques de procréation

L'hebdomadaire Le Point a publié une enquête intitulée "Le grand bazar de la procréation". Depuis trente ans que la science sait procéder à l'acte de fécondation "en éprouvette, hors du corps humain", la procréation a connu de véritables bouleversements. La science procréative permet des situations inédites : en 2008 à Paris, une femme ménopausée met au monde des triplés "dont elle a l'âge d'être la grand-mère : 59 ans. Les trois enfants ont été conçus par don d'ovocytes au Vietnam". Charlie, un petit garçon britannique né en 2005 a été conçu par trois soeurs. Fils légal d'Alex et de son mari Shaun, Charlie "a été fécondé en éprouvette avec le sperme de Shaun et l'ovocyte de la soeur jumelle d'Alex, puis a été porté et mis au monde par Helen, soeur aînée des jumelles". En 2007, Rachel Cohen obtient après une longue lutte juridique "qu'un enfant soit conçu avec le sperme de son fils décédé", Keivan, tué par un sniper cinq ans auparavant. Elle choisit elle-même la future mère. Son fils "aura donc à son insu une descendance avec une femme qu'il n'a, au sens littéral comme au sens biblique, jamais connue". Bien qu'extrêmes, ces cas "disent bien quels défis vertigineux doit affronter l'homme du troisième millénaire, contraint par ces nouvelles techniques à redéfinir radicalement son propre devenir, son rapport au temps et à ce qui fait la famille".

En 1978, l'émotion et l'angoisse très fortes qu'avait suscité la naissance de Louise Brown, le "premier bébé conçu en laboratoire" n'étaient pas sans raison. Si la pratique n'émeut aujourd'hui plus grand monde avec des millions d'enfants "conçus de la sorte dans le monde, dont vingt mille chaque année en France", on avait toutefois "sans doute raison à l'époque, de voir cette première FIV - fécondation in vitro - comme le franchissement d'un cap anthropologique majeur". La FIV a instauré deux changements radicaux : avec la congélation de l'embryon, l'engendrement peut maintenant avoir lieu "des années après la fécondation, d'où un bouleversement éventuel de l'ordre générationnel". Elle permet en outre de "faire naître des enfants des années après la mort du père" voire même "après celle de la mère génétique". L'autre révolution est qu'un enfant "ainsi conçu peut désormais avoir trois mères potentielles - la mère légale, la mère génétique et la mère porteuse. La maternité, que le droit romain dit toujours certaine - mater semper certa est -, est donc entièrement à redéfinir".

Contraintes d'encadrer ces techniques pouvant "renverser l'ordre des générations et des parentés", les grandes démocraties ont décidé sur ces questions des "législations diamétralement opposées, interdisant ici, au nom de mêmes principes [...]ce que là-bas le voisin encourage" : l'Italie interdit le don de gamètes alors que l'Espagne rémunère les donneuses d'ovocytes. L'anonymat des donneurs est requis par la France, l'Allemagne l'interdit dans sa Constitution. La gestation pour autrui est autorisée en Hongrie si la gestatrice est de la même famille que la mère génétique, elle est interdite en France, etc. Les nouveaux défis soulevés par les techniques médicales de procréation font difficilement consensus dans nos "sociétés de libre pensée, où de multiples éthiques coexistent". En France, la loi réputée "l'une des plus contraignantes d'Europe", est contestée par des associations militantes qui souhaiteraient qu'elle s'aligne sur les positions des pays européens les plus libéraux. Avec Internet et la mondialisation, le "tourisme procréatif" se développe, "créant parfois d'insondables problèmes d'état civil au retour en France".
Jean Leonetti revendique pourtant "une voie 'à la française' " en matière d'éthique : "Nous ne devons pas céder au dumping éthique. Les mères porteuses sont autorisées chez nos voisins ? Et alors ? si l'on doit obligatoirement s'aligner sur ce que font les autres pays, à quoi servent les lois ? Jusqu'à quand allons-nous manipuler le biologique pour répondre à nos désirs ? Il est étrange de constater que nous appliquons le principe de précaution à l'environnement, et bien peu à l'humain". Les discours militants "qui réclament que l'on aille toujours plus loin pour répondre au désir de descendance" n'évoquent en effet jamais l'intérêt de l'enfant à venir, et les responsables de banques de gamètes se trouvent aujourd'hui face à des difficultés avec la première génération d'enfants, maintenant trentenaire, venant "réclamer un nom, une photo, [...] de quoi donner un statut, dans leur histoire personnelle, à ces géniteurs inconnus".

Le dossier du Point sur la procréation se termine enfin sur les dangers de dérive eugéniste. Au service du désir d'enfant, la science peut mener à une marchandisation détestable. Un tournant eugéniste est déjà à l'oeuvre : "le choix du donneur de sperme ou d'ovocyte, sur catalogue, photo ou diplôme, déjà possible dans de nombreux pays, est la première étape. Celle du choix du sexe de l'embryon à naître [...] en est une autre. Quant au diagnostic préimplantatoire, que la France a déjà autorisé et s'apprête à élargir à la trisomie 21, qu'est-ce d'autre, que l'on s'en inquiète ou que l'on s'en félicite au nom de la souffrance qui sera évitée aux familles, qu'une technique eugéniste ?" Si la science est "en train de produire, en éprouvette, des enfants de qualité supérieure à ceux que l'on conçoit dans un lit... On peut s'alarmer de ces bouleversements".


Le Point, 13.03.10

mardi 9 mars 2010

Choisis ton camp, Camarade !

  • Saison sèche
- d'Octobre à Avril en gros
- jusqu'à 40°C en plein soleil (et 30°C la nuit), assez décourageant de sortir de chez soi pendant la journée (mon endroit préféré à cette période, c'est allongée dans mon canap' pile poil sous le ventilo !!!)
- énormément de poussière et de pollution : on évite de s'habiller en clair
- fréquentes coupures de courant (à cause du niveau bas des barrages, et surtout à cause des nombreuses clim' à fond les ballons !), et je précise qu'il fait nuit noire à 18h... Egalement fréquentes coupures du réseau internet.

En gros, il fait une chaleur suffocante. Au moindre mouvement, on transpire (beaucoup), et avec la poussière qui colle, c'est que du bonheur... Et bonjour l'angoisse quand y'a des coupures d'électricité : on se retrouve vite dans le noir total et sans ventilo ! Et je parle pas de la galère de bosser sans internet.


  • Saison des pluies
- de Avril (les premières grosses pluies en fin d'aprèm) à Octobre (pic en Août-Septembre : il flotte quasi toute la journée)
- températures plus supportables, mais temps pourri pendant 5 mois sans interruption (dur pour le moral)
- certains endroits de la ville complètement inondés tous les jours (avec ordures flottantes en prime)
- trombes de flotte qui arrivent de nulle part (et je précise qu'on circule en moto...tiens, là aussi on évite de s'habiller en clair !)

En gros, on mets des pompes fermées (quasi tous les soirs, on rentre sous la flotte par des rues inondées et complètement défoncées par les orages incessants... et c'est pas attirant de plonger ses pieds dans des rivières de crasse flottantes), et on prévoit une cape de pluie. Egalement, prévoir les fréquents changements de températures : mouillée sous la clim' en arrivant au labo, le meilleur moyen de choper des angines !

mardi 16 février 2010

Attention, terrain miné. Round 2 !


Thailand to offer legal advice to man who laid land mines
Monday, 15 February 2010


A
uthorities in Thailand plan to offer legal advice to a Thai citizen who was convicted of planting land mines in Cambodian territory, a government spokesman said Sunday.

The military court in Phnom Penh on Friday sentenced Suphap Vong Pakna to 20 years in prison on Friday after the man confessed to planting land mines along the contested border with Thailand.


Thai national Suphap Vong Pakna is led from court on Friday
after being sentenced for laying mines
in Oddar Meanchey province.



Officials with the Thai Foreign Affairs Ministry have been assigned to offer aid to the convicted man, said Thai government spokesman Panitan Wattanayagorn, who characterised the offer as the sort of assistance any government would give a citizen who is facing legal action in a foreign country.

“They are looking into what assistance the government is able to provide,” Panitan said. “They can provide some legal advice, they can contact his family members, and they can help, if needed, select an attorney to help appeal the case.”

Both Cambodia and Thailand are signatories to the Ottawa Treaty, which places strict bans on the use and stockpiling of antipersonnel mines.
To date, Thailand has been unwilling to comment on the case, with Panitan only saying it should be decided through “normal legal channels”. On Sunday, the spokesman would only reiterate that the convicted man is not currently connected to the Thai military.

“He is not a soldier,” Panitan said.

In testimony earlier this month, Suphap Vong Pakna said that he had been hired by Thai soldiers to plant at least five land mines before he was arrested by authorities in Oddar Meanchey province last February.
Suphap Vong Pakna said he was offered 2,000 baht to 3,000 baht, or roughly US$60 to $90, for each land mine he planted, his court-appointed lawyer said.

On Friday, Military Court Judge Pork Pan found the Thai national guilty on charges including attempted murder, endangering national security and entering the country illegally. Suphap Vong Pakna, the judge said, tried to “lay mines in an attempt to kill people, create panic and affect national order and cause political instability”.

After the hearing, the man’s Cambodian defence lawyer said the verdict was satisfactory because it fell at the lower end of a range that included a maximum of 30 years in prison.

Defendant a ‘victim’
“The sentence is acceptable because it is a low punishment for such a crime,” said Sam Sokong, a lawyer with the Cambodian Defenders Project, who said he would discuss the possibility of an appeal with his client.

The lawyer had earlier argued for leniency, calling his client a “victim”. “Due to his poverty and low education, he sacrificed his life for money without knowing that laying mines is criminal.”


*****


Petite traduction...

En gros, un paysan a été chopé à la frontière khméro-thaï (au Nord dans la région de Preah Veahr, où il y a le fameux temple qui pose problème) en train de poser des mines anti-personnelles.
Il dit qu'il a été embauché par l'armée thaï pour le faire, à raison de 60$ à 90$ par bombe posée.

Cependant, comme la Thaïlande (tout comme le Cambodge d'ailleurs) est signataire du Traité d'Ottawa (cf mon précédent billet sur les mines), elle n'a pas le droit d'en détenir et encore moins d'en poser, des bombes antipersonnelles. Donc la Thaïlande, et surtout son armée, a nié avoir un quelconque rapport avec ce pauvre paysan et évidemment, c'est difficile de prouver la version de cet homme.

Mais comme la Thaïlande est "sympa", elle assure qu'elle offrira le maximum d'aide au paysan lors de son procès, comme tout pour thaïlandais qui aurait des problèmes judiciaires dans un pays étranger. En gros, elle l'a bien utilisé, et maintenant elle le laisse tomber comme une grosse m... car elle ne veut pas admettre qu'elle a brisé la convention internationale.

Le tribunal militaire a déjà donné au paysan 20 ans de prison. Mais son avocat est plutôt satisfait car à cause du Traité, on peut prendre jusque 30 ans pour un tel délit.

Vive l'Asie...

lundi 15 février 2010

Le kiff du jour !


En ce moment, c'est le Nouvel An chinois (pour ceux qui savent pas, on passe dans l'année du Tigre). Et il y a tellement de chinois (ou de descendants de chinois) à Phnom Penh que les 3/4 des commerces et restos de la ville sont fermés et du coup, certaines institutions considèrent ces quelques jours comme fériés.

La Fac de Pharma où je travaille notamment est fermée pendant trois jours... Du coup, y'a quasi personne et le débit internet est assez bon pour pouvoir écouter la radio en ligne !!!

Je me fais en ce moment une petite cure de Chérie FM et je kiffe !!!
(des mois que j'ai pas écouté la radio française !)

jeudi 11 février 2010

Le PACS


Le texte officiel du P.A.C.S. (Pacte Civil de Solidarité) est paru au Journal Officiel Numéro 265 le 16 novembre 1999. La loi correspondante a été promulguée le 15 novembre 1999.

Un Pacte Civil de Solidarité est un contrat conclu par deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune. Le texte de loi comprend 15 articles.

Deux personnes qui concluent un Pacte Civil de Solidarité en font la déclaration conjointe au Greffe du Tribunal d'Instance dans le ressort duquel elles fixent leur résidence commune... Du coup, nous on est allé à l'Ambassade !!!


Eh oui, on s'est Pacsé cette semaine !!!

mercredi 3 février 2010

Attention, terrain miné.

Aujourd'hui, 88 pays sont gravement affectés par la prolifération de mines et d'engins non explosés, dissimulés à la surface de leurs sols, prêts à exploser au moindre contact.
Mines antichar, antivéhicule ou mines antipersonnel s'orthographient de cette façon. Et dans le cas des mines antipersonnel, c'est du personnel militaire qu'il s'agit. Il faut retenir que cette arme a été conçue pour mutiler et non pas tuer le personnel militaire, afin de ralentir les troupes ennemies : ­ une armée ne s'attarde pas sur ses morts, mais bien sûr elle se doit de ramasser ses blessés.


Le Cambodge est le 4ème pays le plus miné du monde (après l'Afganistan, l'Angola, et la Bosnie-Herzégovine). Il y a dans le pays entre 4 et 6 millions de mines. La moitié des victimes sont des enfants. Il y a même un éléphant qui a sauté dessus !



Les mines antipersonnel posent un problème éthique car elles font beaucoup de victimes civiles parfois plusieurs années après la fin d'un conflit. Au Cambodge, ces armes ont donné lieu à 35 000 amputations après la fin des hostilités. Elles posent aussi un problème économique, leur dissémination s'opposant à la reprise de l'agriculture une fois passée la période de conflit.

Aujourd'hui le coût moyen d'une mine antipersonnel est de 15 à 50 francs. Mais en moyenne, neutraliser une mine prend 100 fois plus de temps que la poser et le coût du déminage est 100 fois plus élevé que celui de la mine !


Il faut distinguer le déminage militaire du déminage humanitaire. Ils ne répondent pas aux mêmes nécessités.
Le déminage militaire vise à ouvrir un passage vers un objectif précis, pour permettre le passage d'une unité de combat ou de logistique.
Le déminage humanitaire vise à nettoyer un secteur pour permettre la réinstallation des populations déplacées pour qu'à nouveau la vie reprenne sur l'ensemble du site. L'objectif du déminage humanitaire est d'atteindre à 100% le taux de destruction des mines.

Le déminage manuel, centimètre carré par centimètre carré reste le plus fiable.

Il est urgent de comprendre l'ampleur des conséquences humaines, économiques, écologiques et politiques, du déploiement des mines antipersonnel. Ainsi, peu à peu, la Campagne Internationale Contre les Mines Antipersonnel, visant à l'éradication des mines, orchestrée par plusieurs Organisations Non Gouvernementales (ONG) s'est répandue dans le monde. En décembre 1997, 122 nations réunies à Ottawa, ont signé la CONVENTION SUR L'INTERDICTION DE L'EMPLOI, DU STOCKAGE, DE LA PRODUCTION, DU TRANSFERT DES MINES ANTIPERSONNEL ET SUR LEUR DESTRUCTION.

En 1997, le Prix Nobel de la Paix a été décerné collectivement aux associations regroupées au sein de la Campagne Internationale Contre les Mines Antipersonnel.
Le TRAITÉ D'INTERDICTION DES MINES, encore nommé TRAITÉ D'OTTAWA , a été rédigé et négocié - fait sans précédent - en à peine une année.

source : http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2000/desclaux/article.htm



L'année dernière, le concours de "Miss Landmine" a été organisé au Cambodge.

Le gouvernement cambodgien a exigé l'annulation du concours de beauté où des victimes de mines antipersonnel peuvent gagner une prothèse. Les photographies montrant les vingt candidates devaient être exposées dans la capitale, les internautes votant ensuite pour désigner une gagnante. Mais le ministère des affaires sociales a demandé aux organisateurs d'annuler le concours "afin de protéger (...) l'honneur et la dignité des personnes infirmes".

Le directeur du concours, le norvégien Traavik, a assuré que le concours, qui offre à la gagnante une prothèse de jambe sur mesure, a pour but "d'attirer l'attention du public sur les dommages que causent les mines antipersonnel". Le premier concours "Miss mines antipersonnel" a eu lieu en 2008 en Angola, où il a déjà été accusé de racisme et d'exploitation par des militants des droits de l'Homme.
Le premier ministre Hun Sen avait déjà annulé un concours de beauté, celui de "Miss Cambodge" en 2006, au prétexte qu'il ne tolérerait pas un tel événement tant que la pauvreté dans le pays n'aurait pas été réduite de moitié.
(mais en même temps, cet homme a déhérité sa fille quand il a appris qu'elle était homosexuelle...Donc bon, niveau racisme et intolérance...)


J'étais sincèrement plutôt du côté de l'organisateur. Il n'y avait absolument rien de pervers ou d'irrespectueux dans le concours. C'était présenté d'une façon très pudique. Et ici, il ne faut pas oublier qu'une prothèse est financièrement inaccessible pour la grande majorité des gens touchés par les mines, car ce sont surtout des paysans.

lundi 25 janvier 2010

Le pays des Bisounours...

Y'en a beaucoup qui pensent que le Cambodge, c'est cool. Oui c'est vrai, il fait chaud et beau (la moitié de l'année !), la vie ne coûte pas cher, on peut conduire sans casque... Mais il ne faut se laisser griser et oublier une chose fondamentale : le Cambodge est un pays pauvre en voie de développement...


- le Cambodge est un pays qui est récemment passé par un énorme génocide (les khmers rouges qui ont tué un quart de la population entre 1975 et 1979), suivi de plusieurs années d'occupation (on pourrait aussi dire "exploitation", voire "pillage"...). Du coup, le pays a pris beaucoup de retard, en terme d'infrastructures, d'enseignement, de santé publique, surtout par rapport à ses voisins thaï et viet' notamment :

pays les moins avancés

mortalité infantile


vulnérabilité vis-à-vis des changements climatiques


accès à l'eau potable


faim dans le monde


- Ainsi, à cause entre autre d'un système de santé déplorable, le Cambodge est un pays touché par de nombreuses maladies : dengue, paludisme, sida, rage, tuberculose... Il est toujours en bien foncé sur les cartes, et c'est pas prêt de changer :

dengue


paludisme


rage


sida
(je suis un peu étonnée que le Cambodge ne soit pas en plus foncé sur cette carte : depuis que la Thaïlande voisine a durçi ses lois en matière de prostitution, une grosse majorité des touristes sexuels ont migré vers le Cambodge, ce qui favorise beaucoup la propagation de la maladie dans ce pays)

tuberculose


- De plus, comme beaucoup de pays pauvres, il y règne un système complètement gangréné par la corruption (et c'est un euphémisme) et très touché par le tourisme sexuel :

pays les plus corrompus

tourisme sexuel


Bref, pour les expat' c'est vrai, vivre au Cambodge est un plaisir.
Cependant, il ne faut pas oublier que c'est loin d'être le pays des Bisounours.